La réponse de Neville
Essayer de changer le monde avant de changer notre conception de nous-mêmes, c’est lutter contre la nature des choses. Il ne peut y avoir de changement extérieur sans qu’il y ait d’abord un changement intérieur.
« Comme au dedans, ainsi au dehors. »
Je ne prône pas l’indifférence philosophique lorsque je suggère que nous devrions nous imaginer comme étant déjà ce que nous voulons être, vivant dans une atmosphère mentale de grandeur, plutôt que d’utiliser des moyens et des arguments physiques pour provoquer les changements souhaités.
Tout ce que nous faisons, non accompagné d’un changement de conscience, n’est qu’un réajustement futile des surfaces. Quels que soient nos efforts ou nos luttes, nous ne pouvons pas recevoir plus que ce que nos concepts du Soi affirment. Protester contre ce qui nous arrive, c’est protester contre la loi de notre être et contre la maîtrise que nous avons de notre propre destin.
Les circonstances de ma vie sont trop étroitement liées à la conception que j’ai de moi-même pour ne pas avoir été formées par mon propre esprit à partir d’un entrepôt dimensionnellement plus grand de mon être. Si je ressens de la douleur dans ces événements, je dois en chercher la cause en moi-même, car je suis déplacé ici et là et on me fait vivre dans un monde en harmonie avec l’idée que je me fais de moi-même.
Cinq leçons · Leçon 4 : Personne à changer sauf Soi-Même · p. 112, §4 → p. 113, §2
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